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ABABOU MOHAMED [ 1939 - 1971 ]  
 
Il était le plus jeune colonel de l'armée marocaine à 35 ans. Directeur de l'école des sous-officiers d'Ahermoumou ( future Ribat al Kheir ) . Il codirigea avec le général Medbouh, aide de camp de Hassan II , le coup d' État militaire de Skhirat , palais estival du Roi aux environs de Rabat , le 10 juillet 1971 . Il périra lui même au cours de cette tentative de putsch, qui sera considérée comme un tournant majeur dans la nouvelle politique securitaire du pouvoir marocain puisque l' ensemble de la sécurité intérieur sera confiée au général Oufkir - qui tentera de renverser Hassan II en 1972 . 
 
ABBOU MOHAMED [ Taounate 1er janvier 1959 ] 
 
Ingénieur et ministre . Titulaire d'un diplôme d'ingénieur en industrie agro-alimentaire de l'Institut agronomique et vétérinaire Hassan II de Rabat et d'un doctorat en chimie analytique de l'Université d'Aix Marseille, il est professeur universitaire à la faculté des sciences et techniques de Fès depuis 1986. Député de la province de Taounate depuis 1997, il est membre du bureau exécutif du Rassemblement national des indépendants ( R.N.I ) depuis 2001. Il a également présidé le groupe parlementaire du R.N.I à la Chambre des représentants durant la précédente législature ( 2002-2007 ). Il est en outre président de la commune rurale de Beni Oulid ( province de Taounate ) depuis 1992, où il préside l'association locale de bienfaisance et co-préside l'association **Goutte d'eau ** de la province de Taounate. Du 15 octobre 2007 au 4 janvier 2010, il a été nommé ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la modernisation des secteurs publics dans le Gouvernement Abbas El Fassi, il a été remplacé par Mohamed Saâd Alami. Le 12 juin 2009, il est élu aux élections communales de 2009 dans la commune de Béni Oulid ( Province de Taounate ). 
 
 
ABDELHAK FATIMA 
 
Poétesse. Parmi ses recueils de poésie publiés :  
*** Le temps d'attente - 1995 
*** Henissement des lettres mortes 
 
 
ABDELMOUMEN BEN ALI EL GUOUMI [ Tajra ( Algérie ) 1094 - Rabat le 16 mai 1163 ] 
 
Premier Souverain almohade . ( 1130 - 1163 ) Disciple du Mahdi Ibn Toumart qui le désigna pour lui succéder après sa mort . Abd-El-Moumen Ben Ali ( Ben Makhlouf Ben Yaâla Ben Marouane ) El Guoumi , est de la branche des Goumia de la famille des beni Abed , cousins des zénète , fils d'un potier du village de Tajra , au nord-est de Tlemcen . Il a fait ses études primaires dans son village natal et supérieures à Tlemcen . Ibn Toumart qui déployait son activité réformatrice le rencontra à Mellala , située à quelques kilomètres de la ville de Béjaia ( Algérie ) le prend avec lui comme disciple à Fès où ils sont restés donnant des cours de sciences religieuses jusqu'en 1120 puis partent à Marrakech jusqu'en 1221 . Extradié de cette ville par le souverain almoravide Ali ben Youssef . El Mehdi IbnToumart et son disciple s'installèrent à Tinmel en Atlas chez les Masmouda et commencèrent à se préparer pour combattre le régime almoravide . Après la mort de son maître , il prit la tête d'une armée des Masmouda , organisée par El Mehdi et lance la guerre contre le Maghreb almoravide . Vainqueur du souverain Tachefine ben Ali devant Tlemcen , il prit Oujda , Guercif , Fès et Salé . Après un long siège , il entra finalement à Marrakech ( 1147) . Il s'empara ensuite d'Alger , de Bougie , de Constantine ( 1151 ) puis de Tunis , de Kairaouan et de Tripoli ( 1158 - 1159 ). Le mouvement almohade , doté d'une puissante armée formée de plusieurs tribus berbères des Masmouda du Haut Atlas marocain propulse Abdelmoumen et le proclame Calife et Imam à la tête d'un empire englobant l'ensemble du Maghreb jusqu'à la Tripolitaine et l'Andalousie . Sa puissante armée maritme se composait de 400 bateaux de guerres , 100 en Algérie et Tunisie , 100 à Tanger et Ceuta , 80 en Andalousie et 120 à Mehdia et sur la côte atlantique . Homme d'Etat et grand organisateur , il fit régner l'ordre partout , renouvela les opérations cadastrales des romains , dota son empire d'une administration centralisée et efficace , développa le réseau routier et fonda plusieurs universités et écoles dont une école de marine à Rabat . Son fils Abou Yaêcoub Youssouf ( 1163 - 1184 ) le succédera après sa mort . 
 
ABITBOL HAIM 
 
Connu également sur le nom de Haïm Botbol  
il figure parmi les derniers représentants de l'épopée de la musique traditionnelle du Maroc. Son père perpétuait en son temps la tradition musicale authentique judéo marocaine de Fès . Maître du Melhoun , il a enseigné à ses enfants toutes les ficelles du Melouks et les qaçaïd des grand poètes du pays. Avec ses frères au violons et aux percussions, il a été formé à l'école école des mariages et des soirées familiales. A la fin des années 1950, il collabore avec Salim Hallali qui était en train de révolutionner le chant et les mélodies marocaines. Il figure parmi les premier artistes marocain qui ont signé avec le label Philips dans les années 1960 . Au sommet de sa maturité musicale , il rencontre Maurice Elbaz qui lui donne la possibilité de revisiter son répertoire avec des conditions de studio optimales avec la collaboration des musiciens de studio formé par FTG records dont Morcine Regragui dont le père jouait déjà avec Haim Botbol dans les années 1960 . Haïm Botbol n'a jamais cessé au cours de cinq décennies de chanter et de jouer dans toutes l'Europe et le Maghreb . Il a été une source de culture, de savoir musical et poétique populaire au Maroc et dans le monde.  
 
 
ABOU ABDELLAH MOHAMED [ ? - Oued El Makhazine 1578 ] 
 
Souverain de la dynastie Saâdienne . Abou Abdellah Mohamed El Moutawakkil âla 'llah , fils du sultan El Ghalib Billah , proclamé à Fès en 1574 . Son autorité était reconnu par tous jusqu'en mars 1576 . A cette époque son oncle Abdelmalik vint l'attaquer à la tête d'une armée renforcée par les turques , lui ravit ses Etats et lui enleva la couronne . Les auteurs dépeignent ce prince comme un juriconsulte érudit , un lettré remarquable et fort habile à rédiger , soit en vers soit en prose . Cependant , infatué de lui même , sans égard pour personne , porté à répandre le sang et très dur envers ses sujets . Après avoir subi défaite sur défaite , surtout à Marrakech , il se réfugia dans le Souss puis dans le Haut-Atlas et ensuite à partir de Tanger il alla demander secours au roi du Portugal , Don Sébastien . L'armée chrétienne débarqua à Tanger et la bataille avec l'armée de Abdelmalik eut lieu le 4 août 1578 à Oued El Makhazine ( non loin de Ksar El Kebir ) . Après la défaite des portugais et la mort d'Abou Abdellah , il sera connu alors parmi le peuple sous le nom d' Al Masloukh ( l'écorché ) . 
 
ABOU ALI AZIZ [ Marrakech 1935 - Madrid 1993 ] 
 
Artiste peintre et graveur. Dès son enfance , il sera orphelin de mère et obligé de gagner sa vie en pratiquant des petits métiers comme la réparation des bicylettes . Il a fréquenté l'Ecole des Beaux-Arts de Tétouan où il s'est inscrit en 1962 , puis plusieurs Académies en Espagne , à Séville et à Madrid où il a vécu et travaillé . Son intégration au mouvement plastique espagnol lui a permis de connaître les plus grands peintres et d'exécuter les gravures de plusieurs de leurs oeuvres . Il s'est spécialisé dans la gravure et la peinture murale . Sa première exposition date de 1961 .  
 
ABOU EL ABBAS AHMED EL AÊRAJ [ 1486 - Marrakech 1557 ] 
 
Souverain de la dynastie Saâdienne . Le serment de la fidélité lui fut prêté à la demande de son père l'émir Abou Abdellah El Qaïm , en 1517 . Il lança de nombreuses expéditions contre les Portugais répandus sur toute la côte et les chassa . Il devient maître de Marrakech en 1523 . Son règne dura 23 ans , depuis le jour de sa proclamation , jusqu'au moment où il fut capturé par son frère Mhammed El Cheïkh , qui le fit enfermer à Marrakech . 
 
ABOU IMRANE AL FASI [ déc en 1038] 
 
 
ABOU MAROUANE ABDELMALIK [ ? - Oued El Makhawine le 4 août 1578 ] 
 
Souverain de la dynastie saâdienne . Abou Marouane , Abdelmalik ( El Moêtacime Billah ) est le fils du souverain Mohamed Ech-Cheikh . Lors de l'avénement au trône de son frère El Ghalib , il résidait à Sijilmassa . Craignant pour ses jours ainsi que son frère Ahmed , ils s'enfuirent à Tlemcen . Apartir d'Alger , ils prirent la mer pour Constantinople . Les ottoman , en 1574 , vont libérer Tunis des espagnols et Abdelmalik et son frère ont participé aux combats . Ainsi le sultan ottoman Sélim a accepté de les aider à combattre au Maroc le souverain El Moutawakkil . Abdelmalik arriva avec son armée à El Rokn , dans la région de Fès où il rencontre l'armée d'El Moutawakkil qui sera vaincu . Abdelmalik vat s'emparer de Fès , marcher contre Marrakech où s'est réfugié son neveu El Moutawakkil . Ce dernier après avoir subi défaite sur défaite , demanda secours à Don Sébastien , roi du Portugal . L'armée portugaise , renforcée par plusieurs contingents européens , aborda Tanger avec 125.000 hommes et 200 canons et campa ensuite sur les bords sud de la rivière " Oued El Makhazine " . Abdelmalik marcha à l'ennemi et les deux armées engagèrent vivement le combat , au moment même où ce dernier , qui était malade , mourut dans sa litière . L'armée portugaise sera vaincu et Don Sébastien noyé dans la rivière ainsi que El Moutawakkil nommé El Masloukh . Abdelmalek aura comme successeur son frère Ahmed El Mansour . Sous le règne de Abdelmalik , une grande comète se montra dans la constellation du Scorpion , puis une autre comète plus petite .  
 
 
ABOU MOHAMED ABDELLAH EL GHALIB [ juin 1527 - 22 janvier 1574 ] 
 
Souverain saâdien de 1557 à 1574 . Yeux noirs , face large et arrodie , joues ovales , pommettes saillantes et taille un peu au-dessous de la moyenne , tel était le portrait de ce prince . son père , Mohamed Ech-Cheikh , l'avait choisi comme héritier présomptif . En mars 1558 , Hassan Ibn Khayr Eddine , maître de Tlemcen , se mit en marche contre El Ghalib et la bataille s'engagea près de l'oued Elebène dans la région de Fès . Les turcs vaincus , le souverain évite d'entrer à Fès à cause de la peste . Ce prince est le fondateur de la grande mosquée des Mouassine à Marrakech et du réservoir y attenant qui assumait l'alimentation en eau de toute la ville . Il prit Chefchaouèn et mit fin au pouvoir qu'exerçaient les Banou Rachid sur cette ville . Il envoya une armée de 30.000 cavaliers et 60.000 fantassins , secondée par des milices turques , pour le grand siège d'El Brija ( El Jadida ) . Le combat fut très rude et le siège dura 62 jours ; mais la place demeura inexpugnable . 
 
ABOU MOHAMMAD SALIH> [ Né en 1153 - Safi 1234 ]  
Il s'agit d'un grand soufi du début du douzième siècle dont l'action déborda des frontières du Maroc . À la fois saint et faquih , il doit sa réputation surtout à son enseignement hagiographique et aux miracles dont il fit preuve dans plusieurs domaines . Pourtant il n'a pas bénéficié de la part des biographes d'une notice suffisante . Seul son petit-fils Abou Al Abbass Ahmed , lui a consacré une monographie , qui, malgré son titre, ne donne sur sa vie que des renseignements fragmentaires et incomplets . Son nom complet est Abou Mohammad Salih , ibn Yansaran , ibn Gafiyan Al doukkali Al maghri . Il descend d'une noble famille berbère de Banu Majir . C'est à Safi qu'il se consacre à l'étude , à l'enseignement et à l'initiation des volontaires . C'était son centre d'action et de rayonnement, le siège de son pouvoir spirituel et moral . Plusieurs délégations du monde occidental et oriental venaient l'y rencontrer afin de bénéficier de ses conseils et de ses leçons . Il y possédait un ribat qui fut le principal facteur de sa renommé pendant plusieurs siècles . Avant d'accéder à ce stade de maturité , il a dû certainement s'instruire auprès de beaucoup de maîtres . Les plus réputés en matière de soufisme sont Abou Madyane ( connu sous le nom de Sidi Boumedienne ) , à qui il s'attacha pendant longtemps , Abou Abdallah Amghar , Abou Chouaybe Assaria ( enterré à Azemmour ) et Abou Mohammad Abderrazaq Al Gazouli . Il forma à son tour un très grand nombre de disciples et d'initiés  
 
 
ADIB ABDESSALAM [ Douar Lkhouanan à Ajdir 1957 ] 
 
Chercheur universitaire marocain dans divers domaines : économie, finances, politique, sociologie ... etc. Il est aussi un syndicaliste à l'Union Marocain de Travail, il est le secrétaire Général du Syndicat National des Fonctionnaires et Agents du Ministère de l'Économie et des Finances depuis Juin 2007. Il a vécu à Rabat depuis 1961, son père Omar Ben Ali est décédé en novembre 1978, il était un résistant contre les autorités du protectorat français et un ancien combattant dans l'armée de libération marocaine, et il a intégré l'Armée Royale en 1958 jusqu'à sa retraite en 1973. Sa mère est Tamimount Bent Omar de de Douar Inahnahan dans la région de Taza. Abdesselam Adib a eu une fille, Siham Adib. Abdesselam Adib est un militant des droits humains, membre de l'Association Marocaine des Droits Humains depuis 1995, il était président de la section de Rabat de l'AMDH durant trois mandat 2003 - 2008, il était membre de la commission administrative de l'AMDH durant eux mandats entre 2004 et 2010. Abdesselam Adib est le fondateur des coordinations de lutte contre la cherté de la vie et la décomposition des services publics. Le 11 septembre 2006, il était à la fois le 1er coordinateur national des 90 coordinations à l'échelle nationale et le coordinateur de la section de Rabat Salé Témara. Il a œuvré pour réussir l'organisation de trois marches populaires, la première a eu lieu le 24 décembre 2006 et qui a connu 13000 participants, la deuxième a eu lieu le 25 mars 2007 et qui a connu 8000 participants, et la troisième qui a eu lieu le 2 septembre 2007 et qui a connu 700 participants seulement. Il a été trahi par ses camarades de la voie démocratique qui voulaient dominer les coordinations en se ralliant au Rassemblement de la Gauche Démocratique (RGD): La voie démocratique, le PSU, le PADS, et le parti du Congrès National pour dominer le mouvement des coordinations et cela aux dépens de succès de ces coordinations contre la cherté de la vie qui ont été ouvertes à tous les militants de gauche et les mouvements sociaux. La continuité des coordinations devenait impossible après la démission de Abdesselam Adib du secrétariat national et ensuite du secrétariat local en 2008 et les conflits qui ont explosé entre la RGD et les autres composantes de gauche. Abdesselam Adib a eu toujours une tendance politique marxiste-léniniste; il a rêvé et œuvré pour la fondation d'une organisation politique rassemblant dans un seul bloc tous les courants politiques marxistes-léninistes révolutionnaires qui existent au Maroc sous le nom de "Parti Marxiste Léniniste, Voix Prolétaire" pour exprimer politiquement les revendications de la classe populaire visant le socialisme et la propriété sociale des moyen de production et la gestion de la politique à travers la dictature du prolétariat, mais, ses aspirations ont abouti à l’échec à cause des multiples divergences qui séparent les groupuscules marxistes issus des universités marocaines. 
Abdesselam Adib a édité plusieurs études et ouvrages sur de différents thèmes. Ses célèbres ouvrages sont : 
 
** La politique fiscale et la stratégie de 
développement, 1998 ;  
** Les diplômés chômeurs au Maroc, 2001 ;  
** La privatisation est un facteur de 
développement ou d'exploitation, 2002 ;  
** Une année après le statut de la famille .. 
toujours rien, 2004 ;  
** Où va la crise économique au Maroc?, 2005 ;  
** La lutte de classe et les transformations 
économiques et sociales, 2006.  
 
ATABOU NAJAT [ Khemisset le 9 mai 1960 ] 
 
Grande chanteuse populaire et compositrice . Elle chante le genre Chaâbi en arabe dt en berbère des Zayan . On lui a donné les surnoms de ** Lionne de l'Atlas ** ou ** Cesaria Evora du Maroc . Avec son mari Hassan Dimouk , elle a commencé à changer son style de musique par des thèmes plus modernes et en utilisant des nouveaux instruments .  
 
 
ABDELHAK FATIMA  
 
Poétesse. Parmi ses recueils de poésie publiés: 
*** Le temps d'attente - 1995 
*** Henissement des lettres mortes - 2004. 
 
ADELMOUMEN BEN ALI EL GUOUMI [ Tajra (Algérie) 1094? - Rabat 1163 ] 
 
Premier Calife almohade. Disciple du Mahdi Ibn Toumart qui le désigna pour lui succéder après sa mort (1130). Abdelmoumen Ben Ali Ben Makhlouf Ben Yaala Ben Marouane El Guoumi est descendant de la branche des Beni Abed, cousins des Branche Guoumia des Zénètes. Fils d'un potier du village de Tajra, au nord de Tlemcen, IL a fait ses études primaires dans son village natal et supérieures à Tlemcen. El Mahdi Ibn Toumart déployait qui son activité réformatrice, le rencontra à Mellala, située non loin de Béjaia en Algérie, Le prend avec lui comme disciple à Fès où ils restent jusqu'en 1220. A Marrakech, ils Seront extradiés de la ville en 1221, par le Souverain Almoravide Ali ben Youssef. Les deux s'installèrent à Tinmel en Haut-Atlas chez les Masmouda et commencèrent à se préparer pour combattre le régime Almoravide. Après la mort de son maître , Abdelmoumen prit la tête d'une armée Organisée par El Mahdi et lance la guerre contre le Maghreb almoravide. Vainqueur du Souverain Almoravide Tachefine Ben Ali, devant Tlemcen, il prit Oujda, Guercif, Fès, et Salé. Après un long siège, il entra finalement à Marrakech en 1147. Il s'empara ensuite d'Alger, de Bougie, de Constantine en 1151, puis de Tunis, de Kairaouan et de Tripoli (1158 - 1159) Le mouvement almohade, Doté d'Une puissante armée formée de plusieurs tribus berbères du Haut-Atlas , propulse Abdelmoumen et le proclame Calife et Imam à la tête d'un empire englobant l'ensemble du Maghreb jusquà la Tripolitaine et l'Andalousie. Sa puissance maritime se composait de 400 bateaux de guerres. Homme d'Etat et grand organisateur, Regner il fit l'ordre partout, renouvella les opérations cadastrales des Romains, dota l'empire d'une administration centralisée et efficace, la développa réseau routier, institua l'enseignement primaire obligatoire et fonda plusieurs Universités et écoles dont une ecole de marine à Rabat. Son fils Abou Yacoub Youssouf ( 1163 - 1184 ) le succèdera après sa mort. 
 
ABOU ABDELLAH MOHAMED [ ? - Oued El Makhazine 1578 ] 
 
Souverain de la dynastie Saâdienne . Surnommé El Moutawakkil âla Allah , il fut proclamé à Fès en 1574. Son autorité était reconnu par tous jusqu'en mars 1576. A cette époque son oncle Abdelmalik vint l'attaquer à la tête d'une armée renforcée par les turques , lui ravit ses Etats et lui enleva la couronne. Les auteurs dépeignent ce prince comme un juriconsulte érudit, un lettré remarquable et fort habile à rédiger, soit en vers soit en prose. Cependant, infatué de lui même, sans égard pour personne, porté à répandre le sang et très dur envers ses sujets. Après avoir subi défaite sur défaite, surtout à Marrakech, il se réfugia dans le Souss, puis dans le Haut-Atlas et ensuite, à partir de Tanger, il alla demander secours au roi du Portugal : Don Sébastien. L'armée chrétienne débarqua à Tanger et la bataille avec l'armée de Abdelmalek eut lieu le 4 août 1578 à Oued El Makhazine ( non loin de Ksar El Kebir ). Après sa mort et la défaite des portuguais, il sera connu alors parmi le peuple sous le nom d'Al-Masloukh ( l'écorché ). 
 
ABOU ALI AZIZ [ Marrakech 1939 - 1993] 
 
Artiste Peintre. Dès son enfance, il sera orphelin de mère et Obligé de gagner sa vie en pratiquant des petits métiers Comme la réparation des bicyclettes. IL a fréquenté l'Ecole des Beaux-Arts de Tétouan où il s'est inscrit en 1962, Puis Plusieurs Académies en Espagne, à Séville et à Madrid Où IL a vécu et travaillé. Il S'est spécialisé Dans la gravure et la peinture murale. Était Sa première exposition en 1961. 
 
ABOU EL ABBAS AHMED EL AÊRAJ [ 1486 - Marrakech 1557 ] 
Souverain de la dynastie Saâdienne . Le serment de la fidélité lui fut prêté à la demande de son père l'émir Abou Abdellah El Qaïm , en 1517 . Il lança de nombreuses expéditions contre les Portugais répandus sur toute la côte et les chassa . Il devient maître de Marrakech en 1523 . Son règne dura 23 ans , depuis le jour de sa proclamation , jusqu'au moment où il fut capturé par son frère Mhammed El Cheïkh , qui le fit enfermer à Marrakech . 
 
ABOU IMRANE AL FASI [ déc en 1038] 
 
ABOU MAROUANE ABDELMALIK [ ? - Oued El Makhawine le 4 août 1578 ] 
 
Souverain de la dynastie saâdienne . Abou Marouane , Abdelmalik ( El Moêtacime Billah ) est le fils du souverain Mohamed Ech-Cheikh . Lors de l'avénement au trône de son frère El Ghalib , il résidait à Sijilmassa . Craignant pour ses jours ainsi que son frère Ahmed , ils s'enfuirent à Tlemcen . A partir d'Alger , ils prirent la mer pour Constantinople . Les ottoman , en 1574 , vont libérer Tunis des espagnols et Abdelmalik et son frère ont participé aux combats . Ainsi le sultan ottoman Sélim a accepté de les aider à combattre au Maroc le souverain El Moutawakkil . Abdelmalik arriva avec son armée à El Rokn , dans la région de Fès où il rencontre l'armée d'El Moutawakkil qui sera vaincu . Abdelmalik vat s'emparer de Fès , marcher contre Marrakech où s'est réfugié son neveu El Moutawakkil . Ce dernier après avoir subi défaite sur défaite , demanda secours à Don Sébastien , roi du Portugal . L'armée portugaise , renforcée par plusieurs contingents européens , aborda Tanger avec 125.000 hommes et 200 canons et campa ensuite sur les bords sud de la rivière " Oued El Makhazine " . Abdelmalik marcha à l'ennemi et les deux armées engagèrent vivement le combat , au moment même où ce dernier , qui était malade , mourut dans sa litière . L'armée portugaise sera vaincu et Don Sébastien noyé dans la rivière ainsi que El Moutawakkil nommé El Masloukh . Abdelmalek aura comme successeur son frère Ahmed El Mansour . Sous le règne de Abdelmalik , une grande comète se montra dans la constellation du Scorpion , puis une autre comète plus petite .  
 
ABOU MOHAMED ABDELLAH EL GHALIB [ juin 1527 - 22 janvier 1574 ] 
 
Souverain saâdien de 1557 à 1574 . Yeux noirs , face large et arrodie , joues ovales , pommettes saillantes et taille un peu au-dessous de la moyenne , tel était le portrait de ce prince . son père , Mohamed Ech-Cheikh , l'avait choisi comme héritier présomptif . En mars 1558 , Hassan Ibn Khayr Eddine , maître de Tlemcen , se mit en marche contre El Ghalib et la bataille s'engagea près de l'oued Elebène dans la région de Fès . Les turcs vaincus , le souverain évite d'entrer à Fès à cause de la peste . Ce prince est le fondateur de la grande mosquée des Mouassine à Marrakech et du réservoir y attenant qui assumait l'alimentation en eau de toute la ville . Il prit Chefchaouèn et mit fin au pouvoir qu'exerçaient les Banou Rachid sur cette ville . Il envoya une armée de 30.000 cavaliers et 60.000 fantassins , secondée par des milices turques , pour le grand siège d'El Brija ( El Jadida ) . Le combat fut très rude et le siège dura 62 jours ; mais la place demeura inexpugnable . 
 
ABOU MOHAMMAD SALIH [ Né en 1153 - Safi 1234 ]  
Il s'agit d'un grand soufi du début du douzième siècle dont l'action déborda des frontières du Maroc . À la fois saint et faquih , il doit sa réputation surtout à son enseignement hagiographique et aux miracles dont il fit preuve dans plusieurs domaines . Pourtant il n'a pas bénéficié de la part des biographes d'une notice suffisante . Seul son petit-fils Abou Al Abbass Ahmed , lui a consacré une monographie , qui, malgré son titre, ne donne sur sa vie que des renseignements fragmentaires et incomplets . Son nom complet est Abou Mohammad Salih , ibn Yansaran , ibn Gafiyan Al doukkali Al maghri . Il descend d'une noble famille berbère de Banu Majir . C'est à Safi qu'il se consacre à l'étude , à l'enseignement et à l'initiation des volontaires . C'était son centre d'action et de rayonnement, le siège de son pouvoir spirituel et moral . Plusieurs délégations du monde occidental et oriental venaient l'y rencontrer afin de bénéficier de ses conseils et de ses leçons . Il y possédait un ribat qui fut le principal facteur de sa renommé pendant plusieurs siècles . Avant d'accéder à ce stade de maturité , il a dû certainement s'instruire auprès de beaucoup de maîtres . Les plus réputés en matière de soufisme sont Abou Madyane ( connu sous le nom de Sidi Boumedienne ) , à qui il s'attacha pendant longtemps , Abou Abdallah Amghar , Abou Chouaybe Assaria ( enterré à Azemmour ) et Abou Mohammad Abderrazaq Al Gazouli . Il forma à son tour un très grand nombre de disciples et d'initiés surtout . Parmi eux , il convient de citer deux fils Abdelaziz et Ahmad, ses petits fils Ibrahim Ibn Mohammad et Abou Alabbas Ahmad. Tous portèrent le flambeau du cheikh et continuèrent après sa mort sa mission aussi bien au Maroc qu'en orient . En quoi consiste cette mission ? Le cheikh était avant tout un homme droit , intègre , honnête , aimant à faire le bien et à répandre les enseignements de Dieu et de la Sounna . Il était bien préparé pour devenir un excellent cheikh , un saint vénéré . De bonne heure , il s'initia à la mystique musulmane et ne tarda pas à se révéler dans ce domaine de réelles aptitudes et un comportement exemplaire digne des plus grands savants de l'Islam . Il se consacra donc à l'enseignement de cette discipline religieuse à laquelle il doit tout comme nous allons le voir . Pour cela , il avait fondé un peu partout en Occident comme en Orient des zawiyas et des ribats , centres destinés au dikr et à l'enseignement . Il veillait personnellement et par l'intermédiaire de ses auxiliaires à l'accomplissement de tâches précises et déterminées . Il avait remarqué que le Hajj était négligé au Maroc , en raison des aventures auxquelles s'exposaient les pèlerins en cours de route . Par leur attitude , certains Fouqahas , tenant compte de telles difficultés, avaient toléré le manquement de ce rite , ce qui provoqua la réaction d'Abou Mohammad Salih, qui entreprit de lutter contre cette tendance . À l'échelon du Maroc comme dans les autres pays de l'Islam , une action de propagande et de justification fut organisée et menée à bonne fin . À partir du ribat de Safi , les ordres du cheikh étaient transmis à ses représentants dans les différents centres qu'ils dirigeaient . Toutes les dispositions utiles pour faciliter le Hajj furent prises . Les résultats escomptées furent réalisés . Les Marocains, en grand nombre, reprirent confiance et finirent par être convaincus de la nécessité de se rendre à tout prix au pèlerinage constituant ainsi des convois multiples . Beaucoup de problèmes étaient résolus en même temps : distribution de vivres , de montures et de médicaments . Le but atteint , le cheikh décida , à partir de ces circonstances , de charger annuellement une délégation d'accomplir ce devoir cultuel . C'est à lui que revient le mérite d'avoir crée au Maroc Rakb al Hajj ou cortège officiel que les souverains ont continué à former tous les ans . Ainsi , l'action du cheikh , fut couronnée de grands succès . Son enseignement théorique et pratique donna ses fruits . Son ribat de Safi où il fut enterré demeura efficace dans la propagation de ses idées et ne cessa de jouer son rôle jusqu'au début du XVIe siècle , date à la quelle il tomba en ruines sous les coups des Portugais qui envahirent la ville . Le cheikh n'a laissé qu'une œuvre . Elle est très peu connue . Elle reflète exactement ses idées et ses tendances spirituelles . Il s'agit de la Bidayat al Mourid où il traite du Soufisme et de certains hommes illustres comme , par exemple , son maître Abou Madyane .  
 
ABOUYOUB HASSAN  
 
Homme politique et diplomate . En 1975 , il obtient à Lyon , le diplôme d(études supérieures administratives et financières , puis intègre le Ministère du Commerce et de l'Industrie , des Mines et de la Marine Marchande où il a participé o unr étude de perspective de l'économie marocaine , qui fut le point de départ de la politique d'ajustement structurel mise en oeuvre avec le concours de la Banque Mondiadle et du FMI . Nommé directeur du Commerce Extérieur ( 1980 -1990 ), il a conçu et mis en oeuvre une réforme de la politique commerciale du Maroc . Durant cette période , il a conduit le processus du Maroc au GATT et mène la négociation entre le Maroc et la Communauté Economique Européenne( CEE ). A partir de 1986 , il participe aux négociations de l'Uruguay Round .  
Il était le principal négociateur du Maroc avec l'Union Européenne pour l'accord d'association , plusieurs fois Ministre : Ministre de l'Agriculture ; Ministre du Commerce Extérieur , des Investissements Extérieurs et du Tourisme ( 11 août 1992 ), Ministre du Commerce Extérieur et de l'Agriculture ( 1995 - 1997 ). Ambassadeur en France et ancien candidat à la présidence de l'Organisation Mondiale du Commerce . En 2006 , le souverain le nomme Ambassadeur itinérant du Maroc .  
 
ABOU TALIB Mohamed [ ? - 2000] 
 
Grand linguiste. Il maîtrisait Plusieurs langues: l'arabe, le français, l'anglais, l'espagnol et l'Allemend . Il comprenait le tamazight et avait des rudiments des langues japonaise et malaise. Il fut Le premier chef du département d'anglais à la Faculté de Lettres de l'Université Mohammed V de Rabat. Il fut aussi le créateur de l'Association des Enseignants de la Langue Anglaise. 
 
ABOUZEÏD LEÏLA ليلى أبوزيد [ El Ksiba 1950 ] 
 
Ecrivain nouvelliste . Après ses études à l'Université Mohammed V à Rabat , elle poursuit ses études d'anglais et de journalisme au Texas . Parmi ses ouvrages  
 
** Am al Fil ( l'Année de l'éléphant ) 1987  
** Roujouê ila Ttofoula - Casablanca 1993 
** Autobiographie - 1995 .  
** Le dernier chapitre 
 
Elle a traduit de l'arabe l'ouvrage de Mohamed Ben Azouz et de Mohamed Molato , intitulé ** Femmes marocaines et résistance armée dans le nord du Maroc . 
 
Achaâri Mohamed [Boumendra 1951] 
 
Homme de lettres, poète, journaliste, politicien et homme d'Etat. IL a écrivais à Zerhoune et Meknès Puis à la Faculté de Droit à Rabat et à l'Ecole Nationale d'Administration de Rabat. Il est l'auteur de Plusieurs recueils de poésies, Ainsi Que d'un recueil de nouvelles et d'un roman. IL A EXERCE dans la presse en Tant que collaborateur aux quotidiens: Al Alam et Al Mouharrir Et en Tant que Responsable de la rédqction du Balagh Al Maghrib Al journal et du jouranl Al Ittihad Al Ichtiraki (1983 à 19988). Il est membre du Bureau Politique du parti USFP et al Été élu député à Rabat et nommé le 14 mars 1998, Linistre des Affaires Culturelles et le 6 septembre 2000, Ministre de la Culture et de la communication. EN 2002, IL A ETE élu Député à Meknès. Parmi ses activités syndicalistes et Sociales, il est moi, BRE du Syndicat national de l'Agriculture et Membre de la Fondation lMoh  
ammed V pour la Solidarité. 
 
ÂDNANE HAJAR [ Casablanca e 31 aout 1986 ] 
 
Chanteuse et actrice . Elle est nommée par le site Al Rai News comme l'une des chanteuses les plus influentes du Maghreb en 2007. Elle est une icône de la beauté Marocaine et rivalise dans le cœur des adolescents du Maghrreb et du monde arabe en parallèle avec les chanteuses Bassma Boussail, Houda Saad, Meryem Belmir, Sofia Marikh.... 
Elle commence à chanter dès sa jeunesse en participant à des concours et des programmes scolaires. Elle gagne le prix de la Star Academy, dans sa version Maghrébine (Star Academy Maghreb) sur Nessma TV en Tunis . Elle est élue en 2007 comme meilleure voix dans la Star Academy par le vote du public d'une somme de 30Elle est désormais l'image médiatique de 
la chanson Marocaine dans le Maghreb. Sa carrière a réellement commencé en 2005, quand avec Studio 2M, Hajar Adnane a su imposer un nouveau style de chant moderne en utilisant les chansons classiques . En gagnant l'édition Maghrébine de la Star Academy, Hajar trouve des problèmes avec son producteur (Karoui & Karoui), par la suite où elle a refusé de participer dans la tournée de cette émission . Malgré de ce problème, Hajar a participé dans plusieurs programmes télévisés et émissions Radios en ignorant le contrat avec Karoui & Karoui qui l'oblige de pas le faire . Ensuite, Hajar participe dans une série comédienne s'appelle ** Dar Lwarata ** diffusée sur la chaine Marocain (SNRT) avec ses deux saisons; avec un rôle principale.  
 
ADNANI MOULAY AHMED [ Boulmane 1949 ] 
 
Artiste-peintre et sculpteur . Il afait ses études à Boulmane , Sefrou et Casablanca , avant de devenir technicien dessinateur au bureau régional de l'investissement agricol à Errachidia , en 1969 . Autodidacte , il a suivit des cours de dessin et de peinture par correspondance . Sa première exposition date de 1969 à Rabat . En 2002 , il a exposé ses sculptures sur bois à l'Université  
Quadi Âyad à Marrakech .  
 
AFIF KHALID [ Kénitra 1968 ] 
 
Professeur académicien de Tennis . Il acommencé dans le club local de la ville de Kénitra . Deux fois , il a représenté le Maroc aux championat d'Afrique à Dakar et champion du continent à deux reprises . 
 
AFIFI MOHAMED SAÏD  
 
Dramaturge . Spécialiste des pièces de Shakspeare . Il a étudié le théâtre en France , en Angleterre et devient professeur au Haut Institut de Théâtre . Il a participé à plusieurs films américains , français , marocains et suédois . En 2006 , il a reçu le prix des Arts , des Sciences et des Lettres de l'Académie française . Il a reçu également , en 1994 , un document honorifique du Ministère de le Culture qu Maroc .  
 
AGEMAHRI EL MOSTAPHA  
 
Ecrivain et chercheur . Il a publié ** Paroles de Mazaganais ** , des témoignages sur l'histoire de la ville d'El Jadida . 
 
AGERROUM SENHAJI [ Fès 1273 - ? 1323 ] 
 
Célèbre grammairien . Après ses études au Caire , il devient professeur à Fès . Très célèbre par ses livres sur la grammaire de la langue arabe , notamment l'Agerroumia : ou ** Introduction d'Agerroum sur les règles de la langue arabe ** 
 
AGHMANI JAMAL [ Rabat , le 1er septembre 1958 ] 
 
Ministre de l'emploi et de la Formation Professionnelle dans le gouvernement du 15 octobre 2007 . Titulaire d'une licence en sciences sociales à la Faculté de lettres et des sciences humaines de l'Université Mohammed V de Rabat , en 1982 , d'un diplôme d'études approfondies en sciences sociales , à la même faculté en 1985 et d'un certificat d'aptitude pédagogique . De 1984 à 1997 , il a exercé en tant que professeur-chercheur à l'Institut d'Etudes et de recherche pour l'arabisatoin , de l'Université Mohammed V de Rabat . . Il a occupé le poste de directeur central au Secrétariat d'Etat chargé de la Famille , de l'Enfance et des Personnes Handicapées . De 1998 à 2000 , il a été chargé au sein du Ministère du Développement social , de l'Emploi de la Solidarité et de la Formation Professionnelle , avant d'occuper , entre 2000 et 2002 , le poste de chargé de la Famille , de l'Enfance et des Personnes Handicapés . En 2006 , il devient directeur des Affaires Générales et de la coopération au sein du même département . Il est membre du conseil national de l'USFP , élu député de la ville de Salé entre 1997 et 1998 
 
AGOUMI ABDELOUAHAB [ Fès 1920 - 15 sep. 1989 ] 
 
Musicologue compositeur et un des grands pionniers de la chanson marocaine . Après ses études à la Faculté de musique Fouad 1er au Caire , il part en France pour compléter sa formation et décroche le diplôme de composition international de musique . Après son retour au Maroc en 1955 , il enseigne la musique et sera nommé Directeur de l'Institut National de Musique de Danse et de Théâtre à Rabat ( 1958 - 1974 ) avant de devenir Conseiller Artistique au Ministère de la Culture . Pendant son séjour au Caire , il a enregistré pour la radio egyptienne , la radio britanique , la radio du Proche Orient et Radio Delhi , des exemples de la musique marocaine . Comme acteur , on le voit sur le film ** Al mountakim ** avec Nour el Houda et Ahmed Saleh . Avec Youssef Wahbi , il participe dans l'operette ** El Abbassa soeur de Haroun El Rachid ** . A côté de ses activités artistiques , il n'a pas cessé de défendre la cause nationale au domicile du Combattant Mohamed Ben Abdelkarim El Khattabi . A Paris, où il a chanté il a donné aussi plusieurs conférences sur la musique arabe . Il est le premier musicien à créer un orchestre symphonique au Maroc et à composer une polyphonie en musique andalouse . 
 
AGUEZNAY MALIKA [ Marrakech 1948 ] 
 
Artiste-peintre et sculpteur . Après des études para- médicales au Maroc et en France , elle a fait ses études artistiques ( 1966 - 1970 ) à l'Ecole des Beaux-Arts à Casablanca . Elle a travaillé avec Chebâa et Melehi , ainsi qu'avec Artimowsk en 1978 , Krichna Reddy , Robert Blackburn et Mohamed Omar Khalil . Ses oeuvres ont été exposées depuis 1986 au Maroc , USA , Japon Tunisie , Paris , Pays-Bas , Espagne et en Irak .  
 
AHERDANE MAHJOUBI [ Oulmès 1921 ] 
 
Il a fait ses études au collège d'Azrou . Eléve de l'Ecole Militaire Dar el Beida de Meknès , il en sort officier en 1940 . Sa conduite pendant la guerre mondiale, où il a participer à la bataille de Tunisie et d'Italie , lui vaudra d'être cité à l'ordre de l'armée . La guerre terminée , il donne sa démission d'officier . En 1949 , il est nommé Caïd à Oulmès . Il prend position contre le mouvement déclenché par le pacha de Marrakech El Glaoui et a été révoqué en janvier 1953 par le Résident général . Il était accusé d'atteinte à la sureté interieure de l'Etat . Il participe comme officier aux combats pour l'indépendance du Maroc et fait partie du Conseil National de la Résistance . Au lendemain de l'indépendance , il est nommé gouverneur de la province de Rabat . Il est ensuite écarté de ce poste . Depuis octobre 1957 , et la création du Mouvement Popualaire qu'il a fondé avec le docteur Abelkarim al Khatib , il a assumé la fonction de secrétaire général de ce parti politique . En juin 1961 , il est nommé ministre de la Défense Nationale et en 1963 , ministre de l'Agriculture . Il a participé à la création du Front pour la Défense des Institutions constitutionnelles ( F.D.I.C ) le 21 mars 1963 . Il sera élu le 13 octobre 1963 à la Chambre des Conseillers . Le 23 février 1966 , il a été nommé ministre d'Etat chargé de la Défense Nationale , jusqu'en 1967 . Il a été nommé aussi , le 1er mars 1977 , Ministre d'Etat et en octobre 1977 , Ministre d'Etat chargé de P.T.T . Il est également un artiste passionné de peinture et de poésie . C'est en 1947 qu'il prend gout à la peinture , alors qu'il était déja un grand poète . Il a participé à des expositions collectives : U.S.A en 1957 , exposition circulaire des * Peintres de l'Ecole de Paris * en 1962 , exposition à la Galerie Charpentier à Paris en 1963 , à Montréal en 1967 , à Copenhague en 1969 , au Festival Pan Africain à Alger et au Salon de Mai à Paris en 1970 , à Alger , Dakar et Baghdad en 1974 . En 1968 , il a exposé individuellement à Versailles , à Genève en 1969 ( Galerie Motte ) , à Paris en 1970 , à Londres ( Galerie O'Hana ) , à Alger en 1971 , à Casablanca ( Galerie Nadar ) en 1975 . En juin 2005 , il a exposé à Ténérife ( Iles Canaries ) sous le thème * Mémoires de la vie : Peintures 1956 - 2000 . 
 
AHIZOUNE Abdesslam [ Né le 20 avril 1955  

Il est membre du conseil d'administration de Institut Royal de la Culture Amazighe ( I.R.C.A.M ). Il est membre de la Fondation Mohammed VI pour l’Environnement depuis juin 2001, membre de la Fondation Mohammed V pour la Solidarité depuis avril 2004 et de l’Association Lalla Salma pour la Lutte contre le Cancer depuis novembre 2005. Il est depuis novembre 2003, membre de l'université Al Akhawayn. Il a été directeur général de l'Office National des Postes et Télécommunications ( O.N.P.T ). Il devient le P.D.G de Maroc Telecom de 1998 à 2001 lorsque celle-ci se divise en deux entités Barid al-Maghrib et Maroc Telecom. Depuis 2001, il est nommé Président du directoire. Il a accompagné cette entreprise publique vers sa privatisation partielle avec l’entrée du groupe Vivendi, puis a mené son introduction en bourse sur les places casablancaise et parisienne. Il est membre du directoire de Vivendi depuis 28 avril 2005. En 2008, il a été élu Président de l'Association Marocaine des Professionnels des Telécoms. Il a été P.D.G de Médi 1 Sat, première chaîne satellite d'informations du Maghreb. Il a été remplacé le 5 janvier 2010 pas Abbas Azzouzi. Sa mission a été de sauver la chaine de la faillite en redressant ses finances. Il a été ministre des Postes et des Télécommunications du gouvernement Mohammed Karim Lamrani 3 ainsi que dans le gouvernement Abdellatif Filali. Depuis décembre 2006, Il est président de la Fédération Royale Marocaine d'Athlétisme ( F.R.M.A ). Il l'a été à la demande de tous les pratiquants et dirigeants de cette discipline qui voyaient en lui le meilleur de sortir de la phase transitoire que vivait l'athlétisme depuis le départ du président Mohamed el-Médiouri en août 2000. 
 
AIT JIMHI Hussein [ Douar Zrit,Jmaât Aghbar le 1er janvier 1951 ] 
 
Musicien et acteur. Il a été initié au Douar Zrit Jamâat Aghbar dans le Haut-Atlas, pendant sa jeunesse à la musique traditionnelle berbère. Après son mariage, il s’installe en 1972 à Marrakech, où il participe à divers spectacles de musique et de danse berbère, en particulier sur la place Jâmå el-Fnâ’, et se fait connaître sous le nom d’artiste Raïs Hussein Taskiwine (الريس الحسين تسكوين ). Restant en contact avec les maîtres de l’art traditionnel, il enseigne également la pratique du târa (طارة ), une sorte de tambour sur cadre équipé de cinq cymbalettes métalliques. Il a participé à plusieurs festivals de spectacles traditionnels : Festival National des Arts Populaires de Marrakech (2006 et 2007), 2ème Festival du Théâtre Professionnel Amazirgh de Casablanca (2007), Festival des Musiques et Rythmes du Monde de Rabat (2009), Festival de Casablanca (2010), etc. Hussein Aït Jimhi est aujourd’hui président de l’Association des Maîtres d’Authentique Spectacle Berbère et du Patrimoine de la Place Jâmå el-Fnâ’. Son fils cadet Driss Aït Jimhi, dit Driss Ayour, est également musicien, chanteur et acteur. 
 
FILMS : 
 
Acteur dans Imzouag, un des premiers films produits en langue berbère (1993), Hussein Aït Jimhi interprète le rôle d’un fou errant, Al-Mjdoub (المجدوب), qui apparaît de temps à autre pour proférer des vérités que personne ne comprend. En outre, l’un des rôles principaux est joué par son fils Driss, alors âgé de huit ans ; ses deux autres fils Rachid et Abdeljélil tiennent des rôles moins importants. Dans Al-Mouggar, film marocain en arabe de 1994, Hussein Aït Jimhi incarne le chef d’un groupe musical berbère – rôle très proche du sien dans la vie réelle. Dans le téléfilm en berbère Khammâs خـمـاس , en 2004, il apparaît pour un rôle mineur. La même année, il participe également au tournage de Lham neddounit (الهـم ندونيت). Outre un rôle de figurant dans Rendition en 2007, il joue dans deux documentaires sur les spectacles folkloriques, dont Al-Halqa (الحلقة). En 2008, Hussein Aït Jimhi participe à deux autres films en berbère : Tirrougza itmghart, dans lequel il interprète un fqih, ou maître d’école coranique; et Iggig , où il incarne Idâr, un villageois chef de famille. Loin de ces rôles ancrés dans sa culture maternelle, Hussein Aït Jimhi apparaît également dans Prince of Persia : the Sands of Time, film américain de 2010, comme figurant un officier de l’armée perse. 
Scénariste Hussein Aït Jimhi est l’auteur d’un scénario inédit en berbère, Amddakwl nfrbbi (آَمدَّاكـْلْ نـْفـْرْبِّي), L’ami de par Allah. En 2007, Hussein Aït Jimhi a joué dans une pièce en berbère, Tudrt tkâsun (تودرت تكاسون). 
 
AKHCHICHINE AHMED[ Marrakech le 26 mars 1954 ] 
 
Ahmed Akhchichine est le ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique . Diplômé de l'Institut Supérieur de Journalisme (1976), de l'Institut Français de Presse (1979), Ahmed Akhchichine a obtenu son doctorat en sciences de l'information et de la communication en 1982. Ensuite, Ahmed Akhchichine enchaîne les fonctions suivantes : enseignant chercheur (1982) puis de 1984 à 1993; consultant en communication pour le développement pour le compte de l'U.N.I.C.E.F, du Fonds des Nations unies pour la population (F.N.U.A.P), de la Banque mondiale (B.M), de l'Organisation mondiale de la santé (O.M.S), de l'Agence des États-Unis pour le développement international (U.S.A.I.D) et enfin de la coopération technique allemande pour le développement (G.T.Z). De 1993 à 1997, Ahmed Akhchichine exerce la profession d'expert international auprès de plusieurs agences du système des Nations Unis, y compris l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (F.A.O), le F.N.U.A.P et la B.M. En 1997, Ahmed Akhchichine devient directeur général de la filiale du bureau d'études canadien ** Léger & Léger ** au Maroc suit le poste de directeur général de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (H.A.C.A) en 2003. En outre, Ahmed Akhchichine est vice-président de l'Association marocaine de recherche en communication (A.M.R.C), membre fondateur du Conseil national de l'Organisation marocaine des droits de l'Homme (O.M.D.H), membre du Bureau national de l'Observatoire national des droits de l'enfant (O.N.D.E)  
 
AKHIAT Brahim 
 
Après avoir fait pratiquement toutes ses études à Rabat, il obtient, en 1968, un diplôme de mathématiques et de science pratiques de l’école normale supérieure. Il est l’un des fondateurs, le 10 novembre 1967, de la première association amazighe du Maroc, l’AMREC ( l’association marocaine de recherche et d’échange culturel). Il a également participé à la création de l’université d’été d’Agadir en 1979. En 1974, il prend en charge une troupe musicale amazighe moderne baptisée Usman dont il est le directeur artistique jusqu’à la dissolution du groupe au début des années 1980. Pendant plusieurs années, il est directeur du magazine « Amud » (semences) et du journal « Tamunt » (union); Respectivement de 1990 et 1994, jusqu’à l’arrêt de leur publication. Il est nommé par le roi Mohammed VI à l’Institut royal de culture amazigh ( IRCAM). Le 8 juillet 2010, il est victime d'un accident vasculaire cérébral, dont il sort hémiplégique et aphasique. 
 
[ Kénitra 1925 - Fès le 27 août 2007 ] 
 
Poète et écrivain de langue arabe. Spécialiste en traduction bilingue de l'arabe vers le français Il est en outre auteur de plusieurs ouvrages tenant en particulier au domaine de la langue arabe, et de sa terminologie, et a écrit plusieurs recueils de poèmes en arabe classique suivant les règles du Aroud. Parmi ses œuvres poétiques publiés : cinq recueils de poèmes. 
 
** Sur le chemin de la liberté.  
** Avec Dieu ALLAH.  
** Avec les fleurs de la vie.  
** Le bonheur.  
** Sur la voie. 
 
Parmi ses ouvrages publiés : 
 
** A propos de l'Arabisation.  
** A propos de la langue arabe.  
** A propos de la terminologie.  
** Comparaison entre la langue arabe et la 
langue française.  
 
Parmi les oeuvres traduites de l'Arabe vers 
le Français : 
 
** Et j'ai adopté l'Islam - par Emilie Bramlet.  
** Le Sex-appel (par Nimat Sidequi)  
** Le Prophète de l'Islam à trvers sa tradition: 
le Livre de la Foi. 
 
du Français vers l'Arabe: 
 
** l'Islam et la culture médicale - par Amal 
Alami.  
** La Peur - de Guy de Maupassant.  
** La solidarité par la Science - par Eugène 
Diderot. 
 
AL AMRANI [ Marrakeh ] 
 
Réalisateur et journaliste . En 1972, Abdellah Al Amrani part en Tunisie où il s'inscrit à l'institut de Presse de la capitale tunisienne. 
Deux ans après , il retourne au Maroc où il lance une chronique titrée ** L'Autre Visage ** dans le journal Maghreb Information . Puis, il livre un mensuel intitulé ** L'Economiste du Maghreb ** et un hebdomadaire :** Al Massir **. 
En 1977 , Abdellah Al Amrani monte une agence de communication sous le nom de ** Najma communication **. 
En 1997 , il lance l'hebdomadaire ** La Gazette du Maroc ** et enfin un autre hebdomadaire titré **La Vérité **. Après trois ans dans une école de recherches théâtrales , Abdellah Al Amrani devient un réalisateur et intègre un groupe national de théâtre formé en 1952 en commençant à réaliser des pièces théâtrales dont le nombre est 24 en comptant certainement ses quelques œuvres dramatiques. 
 
AL BIDAOUI BOUCHAIB  
 
Acteur et chanteur de musique . On reconnaît à Bouchaïb El Bidaoui un grand apport au théâtre populaire marocain du genre ** naturel ** notamment Al Bisat ( une sorte de spectacle populaire Al Halka ). Bouchaib Al Bidaoui a été tout aussi profitable aux chants et ** aâyoute" marsaoui dans lesquels il a excellé. 
 
AL JABIRI MOHAMED [ Figuig le 27 décembre 1935 - Casablanca le 3 mai 2010 ] 
 
Philosophe , écrivain et professeur. Né dans une famille du parti Istiqlal, opposante à la colonisation française et militante pour l'indépendance du Maroc. Il est considéré aussi comme observateur de la scène politique de son pays. En 1958, Al Jabri a étudié la philosophie à l'Université de Damas, Syrie. Plus tard, il a continué à l'Université de Rabat. En 1960 Al Jabri a étudié à Fouchena . Al Jabri a commencé sa carrière en tant que professeur de philosophie à l'Université de Rabat. Il enseigna l'épistémologie et la philosophie générale. Son doctorat sur Ibn Khaldoun lui a inspiré la nécessité de procéder à une refondation de la pensée arabe, classique et moderne. Sur la pensée classique, il entame son vaste programme de la Critique de la raison arabe, et sur la pensée moderne, il publie Le discours arabe contemporain ( Al-khitab al-arabi al-mouacir ), en réponse à l'égyptien Naguib Mahfouz, La rénovation de la pensée arabe ( Tajdid al-fikr al-arabi ). Le souci d'Al Jabri n'était pas de " rénover " la pensée, mais de la " critiquer ", au sens épistémologique du terme. La critique ne signifie pas ici " doute ", mais " mise en crise " comme le stipule l'étymologie, dans le but d'évaluer la pensée, et de la mettre au défi de son histoire et de son actualité. Dans La formation de la raison arabe (1984), al-Jabri suit l'épistémologie génétique de Jean Piaget pour examiner comment l'esprit intellectuel ( théologie, jurisprudence, philosophie, littérature ) s'est formé au cours de son histoire, en prêtant attention aux influences et aux enjeux. Dans " La structure de la raison arabe " ( 1986 ), l'auteur procède par méthode structuraliste, certes en évanescence en Occident, mais qui avait un regain d'intérêt dans le milieu intellectuel arabe. Al Jabri se proclame plutôt de Michel Foucault, en mettant en œuvre à la fois sa méthode " archéologique " et "généalogique". La raison politique arabe ( 1990 ) tente d'examiner le processus de formation de la pensée politique depuis les premières fondations à Médine par le prophète Mahomet et jusqu'à nos jours en passant par les dynasties successives: omeyyade, abasside, fatimide, etc. Cette rétrospective a un but contemporain : comprendre le fonctionnement de la pensée politique et ses usages au niveau des États arabes modernes post-coloniaux. Et la pensée politique entretient une relation étroite avec la pensée éthique. Le projet d'Al Jabri culmine sur La raison éthique arabe ( 2001 ), en faisant un long détour par les manuels classiques de la morale religieuse au niveau théologique et mystique, ou ce qu'on appelé à l'époque la médecine de l'âme. La pensée d'Al Jabri suit un processus comparable à celui des philosophes antiques ou modernes, basé essentiellement sur trois axes : 1) l'ontologie ou la théorie de l'existence (Formation de la raison arabe) ; 2) l'épistémologie ou la théorie de la connaissance (Structure de la raison arabe) ; 3) l'axiologie ou la théorie des valeurs ( Raison politique arabe et Raison éthique arabe ). C'est un projet cohérent qui tente de faire le point sur plus de 1400 ans d'histoire intellectuelle et politique. 
Spécialiste de la pensée du monde arabe et musulman, depuis ses origines et jusqu'à nos jours, on lui doit le projet de la Critique de la raison arabe (Naqd al-aql al-arabi) en quatre volumes : 
 
** La formation de la raison arabe ( Takwin al- 
aql al-arabi, 1984 ),  
** La structure de la raison arabe ( Bounyat al-  
aql al-arabi, 1986 ),  
** La raison politique arabe ( Al-aql al-siyassi 
al-arabi, 1990 ),  
** La raison éthique arabe ( Al-aql al-akhlaqi 
al-arabi, 2001 ). 
 
La notion de la " critique de la raison " était en vogue au début des années 80 du 20e siècle, en empruntant l'esprit critique au fondateur des Lumières modernes Emmanuel Kant, auteur de Critique de la raison pure, et Critique de la raison pratique. Il est à remarquer que la même année, 1984, où Al Jabri a édité le premier volume de Critique de la raison arabe, Mohammed Arkoun publie Critique de la raison islamique. La nécessité de la critique, à la fois comme méthodologie et comme esprit, a véhiculé le projet d'Al Jabri dans son entier. 
 
Prix et récompenses 
 
** Prix de Baghdad pour la culture arabe, 1988.  
** Prix maghrébin de la culture, Tunis, 1992.  
** Prix des études intellectuelles dans le 
monde arabe, société MBI, Unesco, 2005.  
** Prix des commandeurs, Fondation de la pensée 
arabe, Beyrouth, 2005.  
** Médaille Avicenne, Unesco, Rabat, Maroc, 
2006. 
 
AL KHATIB AAFRA  
Aafra Al Khatib a publié un ouvrage intitulé ** Gravures rupestres de la province de Smara ** avec Alain Rodrigue. Cet ouvrage, qui contient 200 photos des gravures rupestres inventories, est le premier travail de synthèse sur ces gravures dans la region de Smara. Lancée en 2003, la durée de sa realization a demandé six ans de recherches . 
 
AMAHAN Ali [ Abadou de Ghoujdama le 10 octobre 1950 ] 
 
Né à Abadou de Ghoujdama, une localité du Haut Atlas proche de Marrakech, Ali Amahan lui consacre sa thèse de doctorat d'État d'ethnologie soutenue en 1993 à l'Université de Paris V sous le titre Ghoudjama : changements et permanence (du début du siècle à nos jours). Il a été conservateur des musées du Batha et du Borj-Nord à Fès, responsable des musées du Maroc, ensuite directeur du Cabinet du ministre de la Culture et de la Communication. Le Prix Aga Khan d’Architecture lui a été décerné en 2001. 
 
publications 
 
1982. Palais et demeures de Fès, Paris Éditions  
du CNRS. 
1983. Peuplement et vie quotidienne dans un 
village du Haut - Atlas, Paris, Paul 
Geuthner. 
 
1998. Mutations sociales dans le Haut Atlas : 
les Ghoujdama, Paris, Éditions de la  
Maison des Sciences de l'Homme/Rabat, La 
Porte. 
 
AMZELLAG Salomon  
Voir Sami El Maghribi  
 
AOURID Hassan [ Errachidia le 14 décembre 1962 ] 
 
Hassan Aourid a étudié au Collège Royal de Rabat avec le roi Mohammed VI, alors prince héritier. Il est titulaire d'une licence en droit public, d'un diplôme d'études supérieures (D.E.S.) et d'un doctorat d'État en sciences politiques. Entre 1988 à 1992, Aourid exerce en qualité de « chargé d'études » au ministère des Affaires étrangères. Au lendemain de l’intronisation du roi Mohammed VI en 1999, il est nommé porte-parole du Palais royal, poste qu'il occupe jusqu'au juin 2005 où il est nommé Wali de la région Meknès-Tafilalet. Le 13 novembre 2009, Aourid est nommé historiographe du Maroc, il remplace Abdelouahab Benmansour décédé le 13 novembre 2008. Le 22 décembre 2010, le roi Mohammed VI nomme l'ancien directeur du protocole Abdelhak Lamrini, nouveau historiographe. 
 
ASSARAF ROBERT [Rabat 1936 - Paris le 5 mars 2018 ] 
 
AYOUB Lahbib [ Tifariti 1951 ] 
 
Co-fondateur du Front Polisario et ancien chef militaire, mais c'est aussi le combattant emblématique de 1974 à 1980. L’homme est aussi l’un des sept chefs historiques du Polisario qui siégeaient au sein du premier comité exécutif du mouvement séparatiste dirigé par El-Ouali Moustapha Sayed. En octobre 2002, Lahbib Ayoub retourne vers sa patrie, le Maroc. Il a été reçu par Mohammed VI et lui a fait acte d'allégeance. 
Dans le camp d’Aousserd, il laisse derrière lui sa mère et trois de ses frères : « Je ne suis pas inquiet pour eux, ils n’oseront jamais les toucher ». Par précaution pourtant, son épouse et ses enfants l’ont rejoint discrètement, via la Mauritanie, avant l’annonce de son ralliement. 
 
ASSARAF ROBERT [ Rabat 1936 - Paris le 5 mars 2018 ] 
 
Historien et écrivain. Fondateur , en 1996 du Centre International de recherche sur les Juifs du Maroc. EN 1999,il s'associe à la fondation de l'Union Mondiale du Judaisme Marocain.Il est président du conseil de surveillance de Radio Shalom et du Magazine Mariane .  
 
AYOUCH AMAL  
 
Amal Ayouch est une actrice. Repérée par ses interprétations cinématographiques et théâtrales, Amal Ayouch a tourné dans des films très réussis comme : ** Ali Zaoua , prince de la rue ** en 2000 , ** Les Anges de Satan ** en 2007, ** Destin de Femme ** en 1998 qui lui a valu le prix de la meilleure interprétation féminine , ** Nouara ** , ** Les amis d'hier **, ** Kandisha ** en 2008 . En plus de ses pièces théâtrales telles : ** Antigone **. Auteur de certains poèmes , Amal Ayouch a animé la 10ème édition du Printemps des Poètes organisée par la médiathèque  
 
AZAYKOU Ali Sidqi [ Igran n Tuinght 1942 - 2004 ] 
 
Ecrivain-poète, historien et intellectuel . Un des militants de l' « Amazighité » les plus éminents au Maroc, il a grandement influencé les mouvements culturels Amazighs. Il commence ses études primaires près de son village natal à Tafingoult, et les termine à Marrakech, où il entame ses études secondaires pour ensuite entrer à l’école nationale des maîtres (instituteurs). Diplômé du baccalauréat, il enseigne pendant deux années scolaires au collège de Imi n Tanout (1962-1963, 1963-1964). Il obtient, concomitamment, en 1968 une licence d’histoire à l’université de Rabat et un diplôme d’enseignement secondaire de l’école normale supérieure (E.N.S)[4]. Il exerce ensuite pendant deux années (1968 et 1970), en tant que professeur d’histoire, à l’institut du grand Maghreb. En parallèle, de 1969 à 1970, il participe avec notamment Ahmed Boukous et Brahim Akhiat à un programme bénévole de soutien éducatif pour des étudiants berbérophones que la langue handicape[4]. Mais ces cours sont rapidement interdits. En 1970, il s’installe à Paris et fréquente l'École pratique des hautes études (EPHE) et les cours de berbère de Lionel Galand à l'INALCO, et commence à préparer sa thèse de doctorat sous la direction de Jacques Berque. En 1967, Ali Sdiqi Azaykou participe à la création de la première association berbère au Maroc, l’association marocaine de recherche et d’échange culturel (AMREC)[4]. Après avoir obtenue son doctorat à la Sorbonne, il rejoint en 1972 l’université de Rabat pour y exercer en tant que chercheur et professeur d’histoire du Maroc. En 1973 et en 1975 naissent sa fille et son fils qu'ils prénomment Tililia et Ziri, des prénoms berbères anciens. Avec Mohamed Chafik et Abdelhamid Zemmouri, il fonde en 1979 l’association Amazigh. En 1981, la revue Amazigh publie un article[5], devenu célèbre[3], traduit en arabe, de Ali Sidqi Azaykou déjà publié en 1972 dans le magazine « Tiydrin », dans lequel il défend l'importance du fait berbère dans l'histoire du Maroc. Devenant le premier intellectuel à remettre en cause l'historiographie officielle marocaine, il est arrêté et condamné en 1982 pour « atteinte à la sûreté de l'État », et passe un an au pénitencier de Rabat[3]. Libéré, il reprend ses recherches universitaires et obtient en 1988 son diplôme d’étude approfondie (DEA) en histoire avec mention très bien. Il écrit ensuite de nombreux poèmes en tamazight (« berbère ») transcrit en arabe qu'il regroupe sous forme de recueil en 1988 sous Timitar (« Les signes »), et en 1995 sous Izmulen (« Les cicatrices »), et publie des ouvrages notamment sur la place de l'identité berbère dans l'histoire et la culture de l'Afrique du Nord. Il a également publié de nombreux articles scientifiques dans des revues nationales et internationales spécialisées[6]. En 2003, il devient membre du Conseil administratif de l’IRCAM et Professeur au Centre des Études historiques et environnementales. Ali Sidqi Azaykou décède le 10 septembre 2004 à Rabat des suites d'une longue maladie[6]. Sa dépouille est enterré dans son village natal d'Igran. 
 
Ouvrages publiés 
 
** Timitar. Recueil de poésie en berbère. 1988.  
** Relation de voyage du Marabout de Tasaft 
dans le Haut-Atlas. Éd. de la Faculté des 
Lettres, Kénitra, 1992.  
** Izmulen. Recueil de poésie en 
berbère Rabat, 1995.  
** Histoire du Maroc et ses possibles 
interprétations. Recueil d'articles. Éd. 
Centre Tarik Ibn Zyad, Rabat, 2002. Préfacé  
par Ahmed Toufiq.  
** L'islam et les Amazighs en 2002.  
** Quelques exemples de toponymes marocains en 
2004.  
 
** Petit dictionnaire arabe/amazigh, Éd. 
Annajah Al Jadida, 1993, Casablanca.  
 
 
 

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Modifié en dernier lieu le 7.03.2018
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